home Politique, RD Congo, Société RDC : Une guerre des « tranchées » des communicants à la présidence de la République ?

RDC : Une guerre des « tranchées » des communicants à la présidence de la République ?

C’est une guerre des tranchées qui serait ouverte au cabinet du chef de l’Etat entre et contre les communicants désignés. Censés être au service de la mise en lumière des activités et autres actions du président de la République, lesdits communicants, militants  issus des partis politiques du président de la République, l’UDPS et celui du Directeur de Cabinet Vital Kamerhe, l’UNC ; se la jouent  en se tirant dans les pattes.

La première cible visée semble être le service de porte-parole du président dirigé par le Professeur Tharcisse Kasongo Mwema et Tina Salama, deux journalistes professionnels et apolitiques dont les références ne sont plus à démontrer. En l’espace des quelques mois depuis leur nomination, ils ont réussi  à montrer un autre visage de la présidence de la République sur le plan médiatique. Ce qui n’a pas du goût de tous, des attaques multiples ayant visé Kasongo Mwema via des faussaires sur les réseaux sociaux si ce n’est des articles non signés dans certains médias en ligne du pays.

La dernière en date porte la signature d’un faux compte Twitter en son nom avec un faux message sur une probable « révocation de Vital Kamerhe de son poste de Directeur de cabinet et son remplacement par son adjoint, le chef de l’Etat étant profondément déçu du dysfonctionnement de son cabinet et qui s’apprêterait à sévir ».

Truffé des fautes d’orthographes et à y lire de près, ce twitte ne ressemble en rien au style de Kasongo Mwema. De plus, le faux compte porte deux autres fausses mentions à savoir @KasongoPorte alors que le vrai compte c’est @mwema_y ; le faux indique Porte-parole du Chef de l’Etat, le vrai marque Porte-parole du Président de la République.

Face à ce «faux » patent, le professeur n’a pas manqué de réagir officiellement via son vrai compte Twitter officiel :

De sources officielles, on sait qu’au moment de la diffusion du Twitte malsaint, Kasongo Mwema se trouvait dans un avion pour un voyage officiel entre Abuja au Nigéria et Addis-Abeba en Éthiopie.

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Une récidive de mauvais goût

Déjà dans une série des « tribunes » non signés parus dans des médias en ligne du pays il y a plus d’un mois, Kasongo Mwema s’était vu violemment attaqué sans aucune explication plausible. Il était accusé de « légèreté » et d’être en « Mission commandée, l’homme par qui vient le scandale » pour avoir lu à la télévision nationale les deux ordonnances portant nominations des nouveaux responsables de la Gécamines et de la SNCC.

Selon une source sous anonymat, la mise en place du service de porte-parole ayant été une décision personnelle du président de la République ; « certaines officines des militants politiques et leurs intérêts se seraient-ils jurés de régler leurs comptes en s’attaquant à ceux qui sont les plus que compétents pour présenter une autre image de la communication du chef de l’Etat pour se relancer au sein du cabinet ». Pourtant, « durant les trois premiers mois du mandat du président Félix Tshisekedi, ces militants ils ont démontrés leurs limites dans la communication du président de la République » poursuit cette source.

A lire aussi : RDC-PRÉSIDENCE : Félix Tshisekedi recadre ses collaborateurs ! https://www.afriwave.com/2019/07/26/rdc-presidence-felix-tshisekedi-recadre-ses-collaborateurs/

Dans l’une d’entre ces tribunes malveillantes on pouvait y lire : « En mission plutôt commanditée que commandée, Kasonga Mwema, André Mbata et Jean-Marc Kabund doivent obéir à un agenda ne faisant nullement cas du Président Félix Tshisekedi.  Au profit de qui roulent alors Kasongo Mwema, André Mbata et Jean-Marc Kabund ? Réponse facile : le parcours de chacun est édifiant. Aucun n’a véritablement une histoire personnelle avec l’UDPS, ni avec Etienne Tshisekedi, encore moins avec Fatshi ». 

La question qui fâche est celle de savoir qu’est-ce que le responsable du service de porte-parole du président à avoir dans les querelles politiciennes et quelle responsabilité endosse-t-il pour qu’on l’accuse de légèreté et d’être à la base d’une crise politique dont il ne connait ni les tenants ni les aboutissants ?

Se donnant lui-même le culot de faire une leçon à un professeur de communication et de journalisme en confondant le nom de Kasongo avec celui de Kasonga, l’auteur de cette tribune écrit : « La tradition impose plutôt une lecture solennelle, mot à mot, pour que les choses soient claires. C’est à cet exercice que se sont astreints les professionnels des médias comme André Ngwej Katot, Angèle Kanam Kisita, Jacques Mukaleng et Pierre Kibambe Nsomue…Or, le 3 juin dernier, tous les téléspectateurs ont aperçu sur le petit écran de la Rtnc un porte-parole se donnant le culot non seulement d’omettre l’évocation de certaines dispositions des ordonnances concernées, mais en plus  fait d’une gravité extrême  celui d’attribuer le contreseing du Premier ministre Bruno Tshibala au Directeur de cabinet Vital Kamerhe. Il l’a d’ailleurs fait deux fois. Probablement que Tharcisse Kasonga Mwema – c’est de lui qu’il s’agit ignore tout du processus de publication des ordonnances engageant le Chef de l’Etat et le Chef du Gouvernement ».

Ces attaques injustes contre Kasongo Mwema avaient fait réfléchir en date du 18 juin 2019 un aîné et confrère Charles Dimandja-Wembi dans un texte intitulé RIPOSTE que nous reproduisons ici :

« Ni « Armées numériques », ni « Plumes Mercenaires » professionnels, ni « Prébendiers » de tout poil, à plus forte raison ni les propos, ni les écrits flatulents…rien peut arrêter ni vicier l’air nouveau en matière de communication insufflé par le Porte-Parole du Chef de l’Etat.

Il ne pourrait en être autrement. Qu’on se le dise une bonne fois pour toute : le Professeur Th. Kasongo Mwema a été appelé à ses nouvelles fonctions à cause de son professionnalisme servi par une expertise toute aussi unanimement reconnue pendant que la communication du Chef de l’Etat accusait un certain amateurisme. Pire encore, montrait déjà de signes d’essoufflement.

Qu’il présente, à peine débarqué, dans un style simple, très professionnel, sans fioritures ni déclamations alambiquées, le Nouveau Premier Ministre, les récentes ordonnances portant nomination des mandataires des entreprises publiques sans trop s’attarder sur les dispositifs juridiques les motivant de peur d’ennuyer le public pressé de connaître les heureux nominés, voilà qui tranche avec les oripeaux et le cérémonial caractéristiques des régimes staliniens passés et récents. Voilà un style qui nous dépoussière des époques passées et récentes que nous voulons voir éloignées. Oubliées à jamais.

Puisque nous parlons professionnalisme, les « Armées numériques », les « Plumes Mercenaires professionnels », les « Prébendiers » de tous poils peuvent-ils, honnêtement, nous indiquer une école de journalisme authentique qui apprend à ses étudiants à considérer la lecture des ordonnances in extenso comme le paradigme d’un genre journalistique ?

Etudiant en journalisme à l’ISTI, on m’a appris plutôt à traiter toutes les informations, fussent-elles les ordonnances, afin de les rendre plus potables, plus assimilables et donc plus accessibles au plus grand nombre. D’où vient alors la légèreté dont nos « Talibans » accusent le Professeur qui ne fait que respecter les règles de l’art apprises et maîtrisées avec maestria et qu’il transmet en plus à ses étudiants !

Qu’on le veuille ou non, le changement dans la communication du Chef de l’Etat est là. Inévitable et irréversible. N’en déplaise aux « Talibans » retranchés dans leur bulle artificiel de la « République de la Gombe », écumant les réseaux sociaux, coupés de toute réalité et surtout convaincus d’avoir l’opinion avec eux contrairement au Porteur de la Parole du Président de la République qui officie à visage découvert pour une communication vraie et authentique ».

TSHIKUYI TUBABELA

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