home Politique, RD Congo, Société RDC et l’après présidentielle 2018 : Une « anthologie politique » signée Adolphe Muzito

RDC et l’après présidentielle 2018 : Une « anthologie politique » signée Adolphe Muzito

Il aura été l’un des soutiens actifs politique et tribal de Martin Fayulu lors de la présidentielle du 30 décembre 2018 perdue par ce dernier en janvier 2019. Actif tout au début, on l’aura vu de moins en moins vers la fin sans pour autant quantifier de combien il a contribué effectivement pour le candidat de la coalition Lamuka.  

Grâce aux images et son de nos confrères Top Congo FM, l’ancien premier ministre honoraire s’est livré à un exercice de sincérité sur le projet de sa coalition Lamuka, mais aussi sur la personne du président élu Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi dont il dit être cohérent correcte et sincère.

A la question d’Israël Mutala de et 7sur7.cd/news sur le projet Lamuka porté par un candidat faible (Fayulu) qui aurait pu être fort s’il était mené par un candidat comme Kamerhe ou Tshisekedi, Muzito répond sans fioriture.

INTERVIEW

Pour Muzito, l’un des concepteurs de la Coalition Lamuka ; les choses sont claires : « … Pendant les discussions, nous tous et je dis bien nous tous et l’histoire en rendra compte ; on était plus ou moins entrain de supplier Tshisekedi parce que du point de vue de l’encrage du peuple, ne nous cachons pas la vérité ; il était mieux positionné. Deuxièmement du point de vue de sa clientèle politique, il a une clientèle beaucoup plus engagé, plus virulente ; je dirais même assez religieuse ».

Et Muzito de continuer : « Malheureusement il nous disait et c’est un garçon correcte, qu’il ne peut porter le projet (de Lamuka NDRL) qui consiste à lutter contre la machine jusqu’au bout parce que de l’expérience de son parti (l’UDPS NDLR), il n’était pas possible qu’il n’aille pas aux élections. Si Kabila maintenait la machine à voter, il serait obligé d’aller aux élections pourquoi parce que la notion du boycott dans ce parti (l’UDPS NDLR) il en a l’expérience. Il s’est passé donc par exemple nous disait-il qu’en 2006, ils sont demandé d’abord le boycott d’abord de la Constitution, le peuple est allé voter pour la Constitution. Ensuite ils ont demandé qu’on n’aille pas aux élections, le peuple est allé aux élections et ils se sont retrouvés dans une situation finalement comme un reniement du peuple ».

Muzito poursuit : « En 2011, ils sont quand même allés aux élections, pour eux il y avait fraude et c’est probable qu’il y avait fraude. Mais il se trouve qu’ils ont demandé à leurs militants élus de ne pas siéger à une assemblée dont l’électorat n’était pas représentatif ; mais leurs députés sont allés. Il se pose la question cette fois-ci comment il peut demander au peuple de ne pas aller aux élections et espérer que le peuple le suive ?… D’ailleurs c’est un accident qui a fait que c’est lui qui portait le projet du rejet de la machine à voter et du fichier corrompu qui est sorti. Tshisekedi n’était pas avec nous sur ce combat, il nous l’a dit et il était correct ; on a discuté longtemps. Il disait oui, on peut aller jusqu’à contester la machine à voter ; mais nous devons avoir les garanties que le pouvoir (régime Kabila NDLR) va nous obéir. Il faut avoir une stratégie,  je ne crois pas qu’on a une stratégie cohérente pour qu’on arrive au résultat…».

Au regard de toutes ces réponses, est-ce-que Félix avait-il vu juste ou pressenti quelque chose ? Un questionnement par contre se pose sur le procès d’intention faite contre lui d’être de mèche avec Kabila au risque d’apparaitre comme « un faire-valoir » selon Fayulu, car au final c’est lui qui a été élu futur président de la République.

Crédit images Top Congo FM et 7sur7.cd/news

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Rejeté pour une question d’orgueil et de positionnement politiciens, il s’est révélé être le bon candidat qui devrait incarner l’opposition même s’il n’avait pas d’expérience dans la gestion des choses de l’Etat. Du reste Fayulu désigne n’en avait pas non plus en dehors de son travail dans le privé et ses propres affaires comme le soulignera plus tard Tryphon Kin-Kiey Mulumba ; un candidat président qui avait fini par se désister pour rejoindre « Cap pour le Changement » (CACH) du duo Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe.

Thaddée Luaba Wa Ba Mabungi

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