home Politique, RD Congo, Régions RD Congo/Dialogue politique national : vers une gestion consensuelle du pays

RD Congo/Dialogue politique national : vers une gestion consensuelle du pays

 

Sauf incident majeur de dernière minute, les travaux du Dialogue politique national se clôtureront ce samedi 16 septembre 2016 à Kinshasa. Convoqué via l’ordonnance n° 15/08 du 28 novembre 2015, ce dialogue fut principalement dédié à la recherche des voies et moyens pour l(organisation d’un processus électoral apaisé, complet, inclusif, crédible et conforme aux standards internationaux et sur toutes les questions connexes au processus électoral.

Sensé inclusif c’est-à-dire réunir toutes les composantes du pays à savoir la Majorité Présidentielle (MP) au pouvoir depuis 15 ans, l’opposition politique dans sa globalité et la Société civile dans sa diversité; le Dialogue politique national n’aura finalement réunis qu’une partie de cette représentation. L’autre opposition réunie au sein du Rassemblement sous la conduite d’Étienne Tshisekedi ayant boudé cette rencontre jusqu’au bout.

En attendant le communiqué final et l’Accord politique qui en découlera, les grandes lignes des résolutions de ce forum sont connues dès par les Commissions thématiques mises en places depuis presqu’une semaine. Ainsi pour les élections à venir, on sait que leur organisation l’opposition pro-dialogue et la MP se sont accordées pour une refonte totale du fichier électoral actuel avec enregistrement des nouveaux électeurs et des congolais de l’étranger. La durée de cette opération étant évaluée à 16 mois plus 1 jour  et qui pourra se terminer entre juillet et décembre 2017.

Ce qui devra conduire au maintien en place de l’actuel chef de l’État Joseph Kabila au-delà de son deuxième et dernier mandat constitutionnel le 19 décembre 2016. Le glissement tant redouté par la la population et refusé par par l’opposition du Rassemblement a fini par s’imposer à tous et est en marche. De son côté, l’opposition pro-dialogue ayant insisté pour que soit inscrite dans l’Accord politique final l’impossibilité d’organiser un probable référendum qui toucherait la Constitution ou ses articles verrouillés pendant la période transitoire. Mais aussi la signification claire et nette que l’actuel chef de l’État ne soit pas candidat à la prochaine présidentielle.

Toujours en ce qui concerne les élections, elles commenceront par celles directes : la présidentielle accouplée aux législatives nationales et aux provinciales en un seul jour. Puis suivront les élections indirectes dont les sénatoriales et les locales afin d’apurer un arriéré électoral qui perdure depuis 2006. Le Bureau de la CENI dans son format actuel devra être recomposé : Le Rapporteur et ses adjoints ainsi que le Questeur devront être remplacés pour permettre l’entrée dans cette institution des délégués de l’opposition et de la Société civile ayant pris part au dialogue. Le président de la Ceni Corneille Nangaa et son Vice-président Norbert Basengezi demeurant en place, cet organe demeurant le seul compétent à publier  les dates des élections.

Sur le plan politique, il est de notoriété publique qu’un nouveau gouvernement dit consensuel verra le jour sous la direction de l’opposition pro-dialogue, le président Joseph Kabila conservant la prérogative de le designer. Toutes les indications démontrant que le probable futur premier ministre pouvant être Vital Kamerhe, reste à savoir si Kabila le consentira vu le précédent de la rupture entre les deux hommes. Les 2 chambres (Parlement et Senat) garderont leurs configurations actuelles  quant à la composition de leurs bureaux respectifs. Il en sera de même pour La Cour Constitutionnelle ainsi que le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) qui ne devraient connaître aucun changement. Il a néanmoins été recommandé que le CSAC veille sur le temps d’antenne accordé aux différentes forces politiques du pays sur les médias publics soit suivies et appliquées comme c’est de bon aloi  à travers le monde.

Si au terme de ce forum l’opposition va être associée aux affaires du pays; on ne sait pas comment seront mises en œuvres les résolutions du Dialogue politique. La responsabilité devenant collective selon Léonard She Okitundu de la MP en cas de non applications des décisions

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