home Politique, RD Congo RDC : L’express marche de protestation du FCC et ses revendications

RDC : L’express marche de protestation du FCC et ses revendications

C’est une première pour les tenants de l’ancien régime kabiliste et de toutes les majorités dans le pays de battre le pavé ce jeudi 23 juillet 2020 à Kinshasa. Les revendications étant de « dire non à la dictature », « soutenir les institutions de la République » sans pour autant les nommer et exiger le « respect de la constitution ».

Ainsi, sous le label du Front Commun pour le Congo (FCC) cannibalisé par le PPRD de Kabila comme l’a dénoncé l’ancien ministre adjoint des Affaires étrangères Emmanuel Ilunga ; près d’un millier des badauds sous la conduite des responsables ont improvisé une marche express qui ne s’est déroulée que dans la seule commune de Limete en direction du Palais du Peuple.  De Mende Omalanga à Ramazani Shadary, ils étaient tous là…

Le cortège parti de la station d’essence Cohydro à 10h30’ en partance vers le Palais du Peuple s’est dispersé sur le Boulevard Sendwe à 11h00’ sans arrestations ni casse. L’autosatisfecit des responsables pas à la mesure de la réalité : « Nous avons démontré que le FCC est majoritaire dans les institutions mais aussi majoritaire au sein de la population. La coalition est une bonne chose, mais nous ne sommes pas d’accord qu’il y ait de temps à temps de discorde au sein de la population au lieu de privilégier les intérêts du peuple » comme l’exprimait Néhémie Mwilanya, son coordonnateur.

Fustigeant le climat précaire qu’ils ont pourtant légué au pays, Mwilanya a dénoncé pince sans rire « la flambée du taux de change, l’insécurité, la crise socio-économique, l’incursion de sept armées étrangères dans le pays, les arrestations arbitraires comme si c’est le retour de la dictature », ce que nous refusons a-t-il conclu.

A l’assurance des organisateurs d’avoir atteint leur objectif, il faut relever la confusion dans certains marcheurs qui ne comprenaient même pas le pourquoi de leur protestation ; confondant les propositions des lois Minaku-Sakata à l’entérinement de Ronsard Malonda à la tête de la Céni. A cela s’st ajouté les bagarres à l’issue de la manifestation pour le partage de l’argent qui a circulé avant comme après la marche.

Fait insolite de cette journée de courte protestation, la présence de l’ancien puissant flic n° 1 de  la sûreté nationale, Kalev Mutond ; venu marcher contre la dictature.

 TSHIKUYI TUBABELA

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