home Politique, RD Congo, Société RDC : Kabila, le FCC et son pouvoir parallèle !

RDC : Kabila, le FCC et son pouvoir parallèle !

Malgré l’élection de Félix Tshisekedi comme nouveau président de la République, sa complicité affichée avec celui ancien et son entrée en fonction ; les choses ne semblent pas beaucoup changer. La dernière rencontre entre Joseph Kabila et ses proches en est une illustration frappante.

Certes les rangs sont-ils clairsemés mais les acteurs sont toujours les mêmes autour de Kabila qui a réuni en ce début de semaine ce qui reste du Front Commun pour le Congo (FCC), la plateforme électorale crée en aout 2018 pour soutenir son candidat dauphin Emmanuel Ramazani Shadary (ERS).

Certes aussi qu’ERS n’a pas été élu, le FCC qui se veut aujourd’hui une « Majorité Parlementaire FCC » en vue de diriger le nouveau gouvernement vient de renouveler sa «fidélité et loyauté » à Kabila tout en voulant « demeurer unis et solidaires » sous son leadership en tant qu’autorité morale.

Quid d’un gouvernement parallèle ?

Les images de la rencontre de Kingakati en disent long : comme au bon vieux temps, Kabila trône avec le drapeau du pays à sa droite alors que l’inamovible Néhémie Mwilanya bien que coordonnateur FCC poursuit avec zèle son rôle habituelle comme s’il était toujours au Palais de la Nation comme Directeur de cabinet.

A voir la posture de Kabila et ses proches qui n’ont jamais abdiqués, n’allons-nous pas vers un pouvoir bicéphale avec un ancien président toujours présent et un nouveau qui tente de s’affirmer mais avec difficultés ?

Après cette réunion du FCC, un confrère journaliste analyse cette situation de la manière suivante : « Une certitude: Joseph Kabila ne veut pas se contenter de l’étiquette « Autorité morale ». Et il tient à le faire savoir. L’inclinaison de la tête de chaque signataire du nouveau document d’engagement du FCC en dit long sur la dévotion dont il bénéficie (toujours?) encore. Les prochains jours nous en diront plus. Il y a la mise en place du bureau définitif de l’assemblée, la désignation du premier ministre et l’installation du gouvernement. On sait aussi que de son côté, le Palais de la Nation s’apprête à prendre d’importantes décisions. D’où sans doute, cette sorte de “réarmement moral” du côté du FCC ».

Roger DIKU 

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