home Politique, RD Congo, Société RDC : Affaire Kikaya Bin Karoubi sur sa « République des métis », un dérapage raciste inacceptable !

RDC : Affaire Kikaya Bin Karoubi sur sa « République des métis », un dérapage raciste inacceptable !

L’affaire Barnabé Kikaya Bin Karoubi dit de la « République des métis » continue de provoquer des remous, jusqu’au sein même du parti présidentiel ; le PPRD officiel.  « Alors que la situation ne nous est pas tout favorable malgré notre présence à la tête de toutes les affaires de l’Etat, on avait pas besoin d’en remettre une couche avec un scandale aux relents xénophobes de la part du Conseiller Principal, membre du Collège Diplomatique de la Présidence de la République. Le camarade Kikaya malgré ses « excuses qui ne convainc personne n’aide en rien notre autorité morale ».

Ces propos sont ceux d’un membre éminent du Bureau politique de la Majorité Présidentielle et Conseiller à la présidence de la République et que nous nommerons A.B.  Il se dit « choqué du comportement de son camarade et collègue, l’ambassadeur Kikaya à propos de sa sortie médiatique dans le Monde Afrique du samedi 2 septembre 2017 sur « La République des métis » à laquelle il associe avec mépris les opposants au régime Moïse Katumbi et Sindika Dokolo » qui n’est pas du goût de tous.

Lire RDC : Barnabé Kikaya, voix du président Kabila et pilier d’un régime qui ne veut pas finir http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/09/01/rdc-barnabe-kikaya-voix-du-president-kabila-et-pilier-d-un-regime-qui-ne-veut-pas-finir_5179819_3212.html

Au PPRD comme dans l’opposition, ni les excuses platoniques de Kikaya n’autorisent en rien ses dérives. « Au contraire, elles (excuses) n’ont fait qu’aggraver la virulence contre sa personne, surtout que dans sa propre famille biologique il a des métis ; des enfants nés de l’union de son fils avec une femme blanche d’origine portugaise » explique un camarade du PPRD.

« Ce que Kikaya considère comme une « pique pimentée », voire « sympathique » n’est que l’expression de sa pensée profonde raciste et xénophobe vis-à-vis d’une partie des compatriotes qui veulent la fin de leur système politique » explique de son côté un membre du Rassemblement de l’opposition. Que Kikaya s’affiche sur Facebook et Twitter avec ses petits-enfants métis sur les réseaux sociaux ne le disculpera nullement de son « racisme » assumé car le mal est déjà commis en attendant les sanctions poursuit l’opposant.

Le « Steve Banon » de Kabila

Celui que l’on prenait pour le « Talleyrand congolais » n’est en réalité que le « Steve Bannon » de Kabila enchaine l’opposant membre du Rassop. « L’on se souviendra de cet homme ultradroitier évincé de la Maison Blanche après avoir porté la candidature de Donald Trump, allant jusqu’à occuper un poste stratégique à la Maison Blanche avant d’en être délogé à cause de sa vulgarité, ses prises de positions chauvines et ses fuites d’informations ne direction des journalistes ? Qu’attend encore Kabila pour se séparer de Kikaya comme Trump s’est séparé de Bannon car c’est son image du chef qui vient d’être écornée une fois de plus par un de ses plus proches collaborateurs si ce n’est le principal » s’interroge l’opposant ?

Si les propos de Kikaya sont jugés appartenir à un siècle noir, les personnes invoquées n’ont pas tardé à réagir. Sindika Dokolo via son compte Twitter écrit par exemple que http://www.jeuneafrique.com/471778/politique/exclusif-republique-des-metis-en-rdc-kikaya-bin-karubi-sexplique-et-sexcuse/ … mr kikaya attribue aux autres ses propres antivaleurs. Sa RDC : raciste, tribaliste, corrompue, bref, kabiliste. Les proches de Katumbi dont son porte-parole Olivier Kamitatu estime pour sa part que « « Barnabé Kikaya Bin Karubi est inexcusable. D’autant qu’il essaie de travestir les faits sous forme d’intellectualisme. Ses excuses ne sont qu’un faux-fuyant. Et c’est très grave et éminemment regrettable de la part d’un collaborateur du chef de l’État, de surcroît diplomate ».

L’homme diplomate Kikaya que l’on pensait « le plus intelligent d’entre-nous s’est pris son pied dans le tapis de ses turpitudes à vouloir à tout prix protéger le régime qui n’en avait pas besoin » conclut le membre du Bureau politique de la Majorité Présidentielle.

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