home Musique, Politique, RD Congo, Société BALA et son CAP KIVU : une aventure musicale de cœur pour les femmes blessées de l’Est

BALA et son CAP KIVU : une aventure musicale de cœur pour les femmes blessées de l’Est

« L’humanité n’a pas dit son dernier mot. Vous pouvez devenir la voix des femmes du Kivu, partager la nouvelle sans modération, donner de votre argent pour faire naître une œuvre authentique. Soutenir une cause juste ».  C’est en ces termes que le groupe musical BALA s’engage dans une campagne de crowdfunding avec un EP 6 titres caritatif au nom évocateur : CAP KIVU.

Ainsi du 15 mai au 9 juin 2017, BALA lance une grande campagne de récolte des fonds dont les recettes seront intégralement reversées à L’Hôpital de Panzi que dirige le Dr Denis Mukwege connu sous le patronyme de L’Homme qui répare les femmes. C’est dans cet hôpital situé à l’Est de la RD Congo que sont soignées les (très) nombreuses femmes victimes de violences et sévices sexuels dans la région du Kivu rappelle le groupe musical dans son liflet d’annonce.

Pour les deux amis, leur combat s’investi d’une énergie nouvelle. Le groupe travaillant désormais à corps perdu pour soutenir les populations opprimées de l’Est de la RD Congo (dans la région du Kivu), où se perpétuent crimes, viols, et autres barbaries innommables… sous le regard indifférent de la communauté internationale. De ce fait, BALA décide de ne pas s’en tenir à dénoncer ces faits en musique, mais s’organise pour œuvrer par des actions fortes. En 2017, la première d’entre elles est la réalisation de l’EP 6 titres caritatif CAP KIVU, dont les recettes seront intégralement reversées à l’hôpital Panzi. Cet établissement situé à Bukavu, au cœur du conflit, soigne les femmes victimes de violences et sévices sexuel sous la direction du désormais célèbre Dr Denis Mukwege.

Le groupe

Le site internet du groupe https://www.bala-music.com/ révèle que BALA est né de la rencontre de Tshim, bassiste originaire de Kinshasa (RDCongo), Sven le guitariste de Montaigu-la-Brisette (Manche), et Gaby le batteur de Troyes (Aube) en mars 2015 par petites annonces interposées. Après une belle année de collaboration, Gaby le batteur décide de prendre un autre chemin, et quitte le groupe ; le trio se réduisant en un duo Tshim/Sven.

Leur style musical va du Rock porté par les rythmes des Grands Lacs africains où l’on y retrouve du groove sur fond de trio de cuivres, du quatuor à cordes, le saxon, la trompette, le trombone, la flute, les claviers et les percussions africaines à foison qui enflamment ainsi les scènes de musiques actuelles (et autres lieux plus insolites) du bocage normand en Normandie où le groupe est originaire.  Bref, une révolution est en marche.

Un titre de cet éponyme 6 titres au nom de Batamboli (les marcheurs) pour démontrer la marche de ces exilés à l’intérieur de leur propre pays. En réalité une manière pour le groupe musical de mettre une lumière sur la plus grande catastrophe humanitaire du XXIe siècle.

 

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