Centrafrique : La France s’en va sur fond d’incertitude sécuritaire

C’est officiel : trois ans après leur débarquement; les troupes françaises de la force Sangaris quitteront la Centrafrique en fin d’année 2016. C’est ce qu’a annoncé les autorités françaises après trois ans de la présence dans ce pays secoué par une rébellion armée dirigée par la coalition Seléka  qui a vu chasser du pouvoir l’ancien président François Bozize. Certes, La force Sangaris a ramené le calme  dans un pays hier encore divisé entre le Nord musulman et le Sud chrétien, c’est aussi sur fond de scandale sexuel que les français se sont illustrés par un comportement de viol sur mineurs par certains militaires selon les enquêtes de l’Onu. N’étant pas les seuls, les casques bleus congolais RD et marocains sont également cités dans ces abus et on attend toujours les sanctions jusqu’à ce jour.

Le départ des français ne sera pas total car d’après les sources du ministère de la Défense à Paris, une centaine d’hommes dont une trentaine dans les instances dirigeantes de la Minusca (Mission des Nations Unies en Centrafrique), resteront au sein de la force des casques bleus. En plus, la France qui possède des bases militaires au Nord Tchad, en Côte d’Ivoire et au Sénégal n’aura pas du mal à revenir sur place en quelques heures si la nécessité se faisait sentir.

Ancienne puissance coloniale qui fait la politique de ce pays depuis les années 1960, la France avait lancé fin 2013 dans l’urgence une opération militaire qui avait vu mobilisé jusqu’à 2.500 soldats au plus fort des tensions. Aujourd’hui, il reste encore près de 900 hommes en Centrafrique, un contingent qui quittera le pays en fin d’année 2016 alors que la mission onusienne (Minusca) compte près de 10.000 soldats et 2.000 policiers pour le compte des casques bleus..

C’est dans ce climat d’incertitude sécuritaire dans un pays qui n’a ni armée ni police organisées et une situation de tension ambiante que le nouveau gouvernement du président Faustin-Archange Touadéra envisagerait commanditer un audit sur la transition effectuée par Catherine Samba-Panza. Plusieurs dons de pays étrangers dont particulièrement l’Angola avec près de 5 millions de dollars et une cinquantaine de véhicules dans le cadre de l’élection présidentielle se seraient volatilisés. La propre fille de Madame Samba-Panza et ses proches dont son ancien premier ministre étaient en charge de la gestion de ces biens. On soupçonne même qu’une partie de ces dons serait caché et stocké au Cameroun.

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Rédaction

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