home Politique, RD Congo RDC : Malaise au sein d’Alternance pour la République, une « caporalisation » en marche

RDC : Malaise au sein d’Alternance pour la République, une « caporalisation » en marche

C’est une note circulaire signée le Secrétaire Exécutif Jean Bertrand Ewanga Isewanga Iwoka qui crée l’émoi au sein de l’Alternance pour la République, une des composantes qui soutenait la candidature de Moïse Katumbi à la présidence de la République.

Selon une source bien informée, il s’agit d’un signe révélateur du climat de malaise qui règne pour l’instant au sein des proches de Katumbi depuis la désignation à Genève du candidat commun de l’opposition aussitôt contesté par d’autres opposants.

Dans sa note circulaire, Ewanga y met « sévèrement en garde » les candidats députés nationaux et provinciaux membres de ce regroupement à qu’il est interdit expressément de « coller sur leurs affiches les effigies des leaders autres que celles du président Moïse Katumbi ou le candidat commun de la coalition Lamuka, président Martin Fayulu ».

La position de Dely Sessanga

Dely Sessanga, président du parti ENVOL et SG d’Ensemble pour le changement de Katumbi est du reste le grand absent de la campagne Fayulu qui ne s’annonce pas qu’aisée malgré les apparences.

Celui qui fut l’un des rédacteurs de l’accord de Genève prône toujours la recherche d’un candidat commun pour la présidentielle du 23 décembre 2018 même s’il se refuse de se prononcer pour une personne mais par principe : « Je suis un des rédacteurs de l’accord de Genève dont le draft a été présenté en Afrique du Sud. Nous cherchons le candidat commun pour unir nos forces. J’exhorte tout le monde à revenir à la raison pour que nous n’ayons qu’un seul candidat. J’en appelle à l’unité. Fayulu et Fatshi parlent le même langage ».

Il dénonce en passant « les erreurs du passé » qui reviennent, faisant rater l’alternance au sommet de l’Etat lors des élections de 2006 et 2011. « En 2006, Bemba pouvait gagner les élections, mais malheureusement on était en ordre dispersé ; en 2011, c’était pareil avec le président Etienne Tshisekedi » note-t-il.

Thaddée Luaba Wa Ba Mabungi

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