home Politique, RD Congo, Société RDC : Le Bureau de Moise Katumbi réagit aux événements du 07 août à Kinshasa et au Kongo Central

RDC : Le Bureau de Moise Katumbi réagit aux événements du 07 août à Kinshasa et au Kongo Central

Bruxelles, le 07 août 2017. C’est via son bureau et par l’entremise de son porte-parole Oliver Kamitatu que Moïse Katumbi a tenu à réagir aux événements survenus à Kinshasa et dans la province du Kongo Central le lundi 07 août 2017. Au travers d’un communiqué ensuite commenté sur YouTube, le candidat déclaré à la présidentielle a d’abord « adressé ses pensées sincères aux familles et aux proches de 12 victimes » officiellement reconnues tout en « déplorant ces nouvelles victimes du régime de Joseph Kabila ».

Pour Katumbi, « cet épisode de violence, qui vient s’ajouter à tant d’autres depuis plus d’un an, a été pensé et exécuté par le régime dont la stratégie est claire : faire régner le chaos dans le pays afin d’instaurer l’Etat d’urgence et ainsi créer un environnement propice à son maintien illégal au pouvoir ».

Le candidat soutenu par le G7 et l’AR « condamne avec la plus grande fermeté cette stratégie criminelle qui révèle, pour ceux qui en doutaient encore, le vrai visage de Joseph Kabila qui sacrifie des vies d’innocentes pour parvenir à son objectif de pouvoir à vie ». Il invite par ailleurs les congolais à se mettre debout pour refuser ces manœuvres macabres en exigeant le départ d’un régime illégitime, illégal, incompétent et criminel.

Qui sont ces assaillants et à qui profite leurs attaques ?

Les évènements du lundi 7 août sont intervenus à la veille des deux journées d’appel pour une opération villes mortes à travers le pays lancées par l’opposition radicale du Rassemblement, les 8 et 9 août ; auxquelles du reste Katumbi en a aussi appelé pour un suivi massif.

Toute chose restant égale par ailleurs, nombre d’observateurs s’interrogent sur ces assaillants dont le seul signe de ralliement demeure ce bandeau rouge noué autour de la tête. Or les présumés miliciens Kamuina Nsapu dans le Kasaï tout comme ceux Bakata Katanga du sinistre Gédéon Kyungu ont le même déguisement. Mais surtout à qui profite leur forfait au travers de ces attaques et troubles qui laissent des morts sur le chemin ?

Certes peut-être pas de surprise car Ne Muanda Nsemi l’avait annoncé sur YouTube un mois et demi après sa spectaculaire évasion de la prison de Makala. Il en appelait à ses adeptes d’appliquer la loi divine de dent pour dent et œil pour œil en chassant Kabila et tous les rwandais du Congo. Certes aussi que quelques illuminés ont répondu à cet appel mais pas tout le monde au vu de la manière les manifestations se sont passées à Kinshasa tout comme dans le Kongo Central.

L’organisation et la synchronisation ont surpris plus d’un vu la manière dont les assaillants ont agi d’Est à l’Ouest de la capitale dans le chef d’un mouvement sectaire qui ne semblait disposer jusqu’ici ni des moyens logistiques, ni de la structure pour mettre sur pied une telle séquence. Dans le Kongo Central tout comme dans certains endroits dans Kinshasa, l’on a vu des manifestants qui semblaient être encadrés par les forces de l’ordre ; une espèce de connivence entre le régime et des manifestants téléguidés disait un opposant.

« On a vu des manifestants venus d’on ne sait où, certains avec le fameux bandeau rouge autour de la tête, crier des slogans hostiles à Kabila et à sa clique, certains avec des pancartes accusant Kabila d’être un Rwandais, le tout sous la protection de la police et des FARDC. Du jamais vu et de quoi alimenter une analyse qui veut que le pouvoir soit derrière ce chaos et s’apprête à annoncer l’état d’urgence. Ce lundi, qui plus est, on était à la veille d’une journée ville morte de l’opposition. Cette manœuvre risque d’en décourager plus d’un » expliquait un témoin à Kinshasa.

Et le tout en définitif vers l’instauration d’une espèce d’Etat d’urgence pour cause des troubles dans le pays comme le réclamait déjà la jeunesse du Pprd, le parti présidentiel. Le but final étant de ne pas tenir les élections en fin d’année 2017 comme convenu dans l’Accord politique du 31 décembre 2017.

 

 

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