home Politique, RD Congo, Société RDC : Journalistes étrangers et défenseurs des Droits Humains indésirables ?

RDC : Journalistes étrangers et défenseurs des Droits Humains indésirables ?

Circulez, il n’y a rien à voir. Ça semble être le nouveau mot d’ordre du gouvernement congolais à l’endroit des journalistes étrangers et défenseurs des Droits Humains travaillant dans le pays.  Après Sonia Rolley de RFI, c’est autour d’Aaron Ross ; correspondant de l’agence britannique Reuters dont le visa de séjour et de travail expirait le 5 août 2017 n’a pas été renouvelé. Ce qui l’a obligé de quitter Kinshasa mercredi 03 août au soir pour les Etats-Unis en attendant que son problème trouve une solution.

Au passage, il faut dire que c’est Aaron Ross qui a été à la base, en avril dernier, des révélations dans « l’affaire des passeports congolais » dans laquelle serait impliqué les membres de la famille de Joseph Kabila. Sur son compte Twitter, il dit « Merci pour vos messages. Suis aux Etats Unis après que mon visa n’était pas renouvelé. J’espère que ça se règle et je peux rentrer bientôt » ; ce qui semble le moins probable dans les conditions actuelles.

Selon le porte-parole du gouvernement Lambert Mende, il ne serait pas question d’un quelconque refus mais d’un simple fait que la direction Générale des Migrations (DGM)n’a pas encore répondu à sa demande. Une commission ministérielle examine encore sa demande et au stade actuel, aucune décision n’a été prise.

Après les restrictions leurs imposer dans les mouvements de circulation et de voyager à l’intérieur du pays, les journalistes étrangers sont-ils devenus si indésirables en RDC et pour quelle raison ? Sont-ils des témoins gênants de quelque chose que le pouvoir essaie de cacher ou s’agit-il d’une simple mesure de rétorsion à l’endroit de ceux en disent trop et de mal du régime ?

Les journalistes étrangers ne sont pas les seuls à être frappés par cette mesure de non renouvellement de visa. Il en est de même pour les défenseurs des Droits Humains dont la directrice de HRW, Ida Sawyer qui a été refoulée du pays et déclarée personæ non grata.

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